L’action en recherche de paternité vous permet, en tant qu’enfant, ou en tant que représentant légal d’un enfant mineur, d’établir officiellement un lien de filiation avec le père présumé. Cette démarche judiciaire, encadrée par la loi, peut avoir des conséquences importantes sur l’état civil, les droits successoraux et les obligations alimentaires.
Qui peut engager cette action en recherche de paternité ?
- Vous êtes un enfant majeur : En principe, vous pouvez agir jusqu’à l’âge de 28 ans.
- Vous êtes la mère d’un enfant mineur : Vous pouvez exercer l’action au nom de votre enfant tout au long de sa minorité. Si la mère est décédée ou dans l’impossibilité d’exprimer sa volonté, le tuteur peut agir à sa place.
- Vous êtes les héritiers de l’enfant décédé : Si l’enfant était déjà parent et est décédé avant ses 28 ans, ses héritiers peuvent poursuivre l’action avant l’expiration du délai initial.
Quelles preuves devez-vous apporter ?
Vous devez apporter des éléments sérieux laissant supposer un lien de filiation. Il peut s’agir notamment :
- de témoignages de proches attestant de la relation entre la mère et le père présumé ;
- de correspondances, messages ou documents démontrant une relation affective ou une implication dans la vie de l’enfant ;
- d’aides financières, cadeaux, ou toute autre forme de contribution à l’entretien de l’enfant.
Le juge peut également ordonner une expertise biologique (test ADN). Ce test, s’il est réalisé, constitue un élément de preuve déterminant.
Le père présumé ne peut pas être contraint à se soumettre à une expertise biologique. Toutefois, s’il refuse sans motif légitime, le juge pourra interpréter ce refus comme un indice contre lui.
Quelles sont les conséquences d’une reconnaissance judiciaire de paternité ?
Lorsque le juge reconnaît la paternité, plusieurs effets juridiques s’appliquent immédiatement :
- L’enfant bénéficie d’une filiation complète vis-à-vis du père.
- Il peut porter son nom, seul ou accolé à celui de la mère.
- Le père peut exercer l’autorité parentale, seul ou conjointement avec la mère, selon la situation.
- Le père peut être condamné à verser une pension alimentaire.
- L’enfant obtient des droits successoraux dans le patrimoine du père, comme tout enfant reconnu.
Foire aux questions (FAQ)
Puis-je engager une action si une autre filiation paternelle existe déjà ?
Non. Vous devez d’abord contester la filiation existante. Tant qu’un autre homme est juridiquement considéré comme le père, aucune autre paternité ne peut être établie.
Le père peut-il refuser l’expertise ADN ?
Oui, mais ce refus peut être interprété contre lui s’il ne donne aucune justification valable. Il ne peut cependant pas être contraint à s’y soumettre.
Mon enfant peut-il garder uniquement mon nom de famille ?
Oui, même en cas de reconnaissance judiciaire de paternité.
La pension alimentaire est-elle automatique ?
Elle n’est pas automatique, mais elle est souvent accordée. Le juge évalue la situation financière du père et les besoins de l’enfant pour en fixer le montant.
La procédure est-elle confidentielle ?
Oui, les affaires de filiation sont jugées sans public.

Faîtes appel à Maître Elise d’Haïti pour votre action en recherche de paternité
Vous souhaitez engager une action en recherche de paternité ou êtes confronté à une assignation ? Maître Elise d’Haïti, avocate au barreau de Paris, vous accompagne dans toutes les démarches et défend vos intérêts devant le tribunal compétent.
Contactez le cabinet dès aujourd’hui, pour un accompagnement professionnel et efficace.


