La séparation des parents ne remet pas en cause les droits de chacun à entretenir des liens avec son enfant. En l’absence de résidence principale fixée chez vous, vous pouvez demander à exercer un droit de visite et d’hébergement.
Ce droit, prévu par la loi, permet de maintenir une relation régulière avec votre enfant, dans des conditions adaptées à son intérêt.
Qu’est-ce que le droit de visite et d’hébergement ?
Le droit de visite et d’hébergement vous permet, en tant que parent chez qui l’enfant ne réside pas habituellement, de continuer à le voir et à l’accueillir régulièrement.
Qui peut demander un droit de visite ?
En principe, tout parent peut demander un droit de visite et d’hébergement, sauf motif grave (violences, mise en danger de l’enfant, abandon manifeste…).
Ce droit est accordé :
- au père ou à la mère non gardien(ne) de l’enfant ;
- exceptionnellement à des grands-parents ou tiers de confiance, s’ils justifient d’une relation étroite avec l’enfant.
Comment faire la demande ?
Si aucun accord amiable n’est trouvé avec l’autre parent, vous pouvez saisir le juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de l’enfant.
Votre demande doit être argumentée et justifiée.
Quelles sont les modalités possibles ?
Le juge peut fixer un droit de visite :
- « classique » : un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires ;
- élargi : plus fréquent, si vous vivez à proximité ;
- progressif : si l’enfant vous connaît peu ou si la relation doit se reconstruire ;
- en présence d’un tiers : dans un point rencontre, en cas de tensions graves ou de risques identifiés.
Chaque cas est unique. Le juge tiendra compte :
- de l’âge de l’enfant ;
- de sa relation avec vous ;
- de la distance entre les domiciles ;
- de l’intérêt supérieur de l’enfant …
Et si l’autre parent s’y oppose ?
Le refus d’un parent ne suffit pas à faire obstacle au droit de visite. Le juge peut imposer l’exercice de ce droit, sauf si l’intérêt de l’enfant commande de le suspendre ou de l’encadrer.
Une non-présentation d’enfant (refus d’appliquer une décision de justice) peut entraîner des sanctions civiles et pénales.
Pourquoi être assisté(e) d’un avocat ?
Un avocat vous accompagne pour :
- évaluer vos chances d’obtenir un droit de visite réaliste ;
- présenter votre demande de façon claire et structurée devant le juge ;
- répondre aux arguments ou aux accusations éventuelles de l’autre parent ;
- adapter votre stratégie si la situation évolue (reprise de contact, déménagement, conflits).
Foire aux questions (FAQ)
📌 Puis-je demander un droit de visite si je n’ai jamais reconnu mon enfant ?
Oui, mais vous devrez d’abord établir la filiation (par reconnaissance volontaire ou par action en recherche de paternité). Une fois cette étape franchie, vous pourrez demander à exercer votre droit de visite.
📌 Le droit de visite peut-il être refusé ?
Oui, en cas de danger ou de trouble grave pour l’enfant (violences, toxicomanie, instabilité profonde…). Le juge peut également suspendre ou encadrer le droit si l’enfant ne connaît pas le parent demandeur.
📌 Mon enfant refuse de me voir. Que faire ?
Le juge prendra en compte son avis (s’il est en âge de discernement) mais ce refus n’est pas automatiquement déterminant. Il conviendra d’examiner les raisons de ce rejet, et le juge pourra proposer une reprise progressive ou une médiation familiale.
📌 Puis-je modifier le droit de visite déjà fixé ?
Oui, à tout moment si vous justifiez d’un élément nouveau (déménagement, changement professionnel, âge de l’enfant…). Il faut alors saisir le juge pour demander une révision des modalités.
📌 Et si le droit de visite n’est pas respecté par l’autre parent ?
Vous pouvez saisir le juge pour demander l’exécution forcée de la décision. En cas de non-présentation réitérée, une plainte pénale peut également être déposée. Je peux vous accompagner dans ces démarches.

Maître Elise d’Haïti vous accompagne
Dans les situations de séparation ou de conflit familial, il est souvent utile de se faire accompagner par un professionnel du droit. Maître Elise d’Haïti, avocate au barreau de Paris, intervient pour vous conseiller, rédiger des conventions parentales, et vous représenter devant le juge aux affaires familiales.
Son expertise vous permet de défendre vos droits et ceux de votre enfant.


